" Partout dans le monde, la presse se trouve tourmentée, persécutée. Pour jeter la vérité aux cachots des oubliettes y a pas mieux que de neutraliser la presse. "Madame tyrannie" s'en fait donc une priorité. Tous les moyens sont bons : les privilèges, le banditisme sécuritaire où le tout-judiciaire, autant d'armes pour entretenir l'opacité et le flou dans la gestion de la chose publique. "
La presse est un véritable contre-pouvoir à travers lequel la société arrive à s'exprimer, à s'extérioriser et revendiquer ses droits. Sans aucun doute, la presse se trouve à l'avant-garde dans la lutte contre l’arbitraire et la tyrannie des institutions défaillantes, caractérisées par une gestion dangereusement verticale de l’État, génératrice de tous les abus.
Ces institutions qui cherchent coût que coût à cacher la vérité à l’opinion publique et persiste donc à contrôler le flux des informations qui lui est destiné.
Cette obsession pathologique de vouloir gérer, contrôler ou même, interférer dans le fonctionnement de la presse, via des avantages alléchants, octroyés par-ci, par-là, ou usant du chantage judiciaire, policier, économique ou même via des contraintes exercées par des groupes de pression qui possèdent de longs bras dans les rouages des États et des langues achetées qui parlent à leur place, défendent leurs positions et leurs intérêts.
Partout dans le monde, la presse se trouve tourmentée, diabolisée, persécutée et finalement achevée et à travers elle, la vérité, elle-même est jetée aux cachots des oubliettes de leurs forteresses, bâties sur l’injustice, le banditisme sécuritaire, le tout judiciaire ; au grand bonheur de "madame tyrannie", devenue artiste à faire passer le blanc pour noir et la vie des hommes pour dérisoire.
Dans cette guerre insensée, imposée par l’injustice, le cafouillage médiatique, orchestrée par "madame tyrannie", la presse semble s’inscrire dans un temps qui n’est plus le sien, une ère qui affiche une peur terrible à l’endroit de l’information, un monde qui, de plus en plus, réfute curieusement toute netteté et clarté dans la gestion de la chose publique.
Des temples de la presse écrite et des médias en général, ont tout bonnement été démantelés et liquidés, justes pour avoir osé toucher à " l’intouchable " et à des thèmes "proscrits" par leur États ou des lobbys internationaux.
Malheureusement, ceci ne semble pas être l’apanage que des régimes arabes. Certains pays occidentaux, de la rive nord méditerranéenne notamment, qui eux aussi, semblent craindre des choses et dans la gestion interne de leur pays et dans le rapport "flou" qu'ils entretiennent avec cette partie du monde, en matière de chantage, d’hégémonie ou de complicité flagrante dans des crimes économiques, humanitaires et/ou politiques dont nous sommes souvent victimes.
Chez nous, la floraison de la presse écrite au sein du paysage médiatique national en 1988 notamment a été bénéfique pour le pays et son image. Alors que les années 90 furent malheureusement et sans l'ombre de doute, des années de deuil pour la presse algérienne, où une centaine de journalistes ont été lâchement assassinés par les mains répugnantes du terrorisme, sans oublier les disparus.
Quantitativement, l'abondance chez nous de la presse écrite bilingue, peut être interprétée comme un indicateur de démocratisation du pays, du moins en comparaison à ceux de notre catégorie. Seulement, on ne trouve aucune répercussion ou un quelconque effet de ce que celle-ci écrit sur la gouvernance dans notre pays. Ailleurs, la presse, fait démissionner des responsables, oblige des politiciens à se retirer du champ public, ici "Nada", rien, la politique de " tu peux toujours gueuler " est de mise. Avant on se faisait tuer pour avoir osé parler, maintenant, tu peux toujours gueuler, jusqu'à ce que mort s'ensuive et si tu ouvre la gueule au-delà du proscrit, tu seras jugé et emprisonné !
La presse algérienne, qu'elle soit partisane ou neutre et plus que toute l'opposition politique réunie, depuis sa création à ce jour ; a payé et de trop, le prix de sa liberté d'expression et même celle de la démocratisation des esprits dans ce pays. Par sa lutte et ses sacrifices, la presse nationale a contribué à élargir le cercle des acquis démocratiques en Algérien à des limites impensables, au point de se retrouver, hélas, confrontée à des menaces singulières, d’une part, le terrorisme, son ennemi naturel de toujours ; de l'autre le pouvoir judiciaire censé la protéger, mais qui curieusement, l'a placé sur sa ligne de mire et la verrouillé comme cible, pour reprendre le langage militaire. Cette justice qui parfois trouve une facilitée déconcertante à s’immiscer dans la chose médiatique. la liberté d'expression se trouve donc, comme prise entre deux tirs croisés.
Malgré tous les sacrifices, le lourd tribut payé à la liberté d'expression, pierre angulaire de toute démocratie qui se respecte, et en dépit des acquis importants réalisés en matière de liberté d'expression chez nous ; la plume, l'expression, souffrent encore dans mon pays.
Un antécédent se trouve près de chez nous. L'Espagne post-transition celle des années 80/90, opérait exactement de la sorte elle en était le précurseur. Et comme la nature a horreur du vide, une tyrannie doit remplacer une autre, où le tout militaire fut remplacé graduellement par un judiciaire farouche ; aux yeux d'un peuple espagnol qui ne cessait de réclamer la justice et l’équité, mais sans doute pas en cette forme tyrannique. Cette justice qui s'est octroyée même des compétences universelles.
Dans ce processus inlassable dans sa lutte en vue d'élargir le champ des libertés d'expression, notre presse nationale mit sa vie et sa liberté en offrande sur l'autel de la sainte liberté.
Je trouve que ceci, est une grande faiblesse de notre système médiatique national, tous supports confondus. En effet, l’implication systématique de l'exécutif et judiciaire dans le monde de la presse et des médias est une chose condamnable et immorale. Cette justice qui avait condamné de 2002 à 2009 à plus de 250 journalistes et correspondants de presse, c'est inadmissible ! Heureusement, l’amnistie présidentielle, en faveur de ces derniers, venait sauver l’image de notre pays, gênée devant les instances internationales. La presse et les médias en général doivent néanmoins s'auto modérer, l'organe de régulation les rappelle à l'ordre en cas de déviation et la fermeture ne devrait être que judiciaire, prononcée par une instance spécialisée, quitte à la créer.
Il est vrai que le rôle de la presse et des médias en général n'est pas d'insulter, de dénigrer ou de diffamer. Elles doivent rapporter l'information avérée, commenter l’événement, analyser les faits et laisser le citoyen tirer par lui-même les conclusions sans le conditionner.
S'ils devraient y avoir d'autres sujets "médiatement proscrits" en Algérie, autres que ceux qui sont liés aux invariants et aux symboles de la nation. Ils doivent impérativement faire l'objet d'un consensus de l’ensemble de la profession, de tout le spectre politique, mais aussi, de la société elle-même, c'est-à-dire, inscrits explicitement ou implicitement dans une sorte de charte d'honneur.
Mes pensées sincères vont donc, à l’adresse de tous les journalistes emprisonnés, jugés ou non et aux médias qui se sont retrouvés dans l’embarras, pour des contenus, des émissions satiriques ou des critiques, comme c'est le cas de la chaîne Al-Atlas TV, Al-Watan TV et tous à ces journalistes injustement privés de leur liberté, juste pour avoir osé prononcer "ce maudit" proscrit dans ce pays, par rapport à leur couleur politique ou pour avoir pris position à côté du faible et du plus démuni.
La plus grande faiblesse que puisse exhiber un État puisse face au monde extérieur est son hypersensibilité médiatique, qui le pousse à s'en prendre aux gens de la plume et de la parole libre pour les museler, au lieu de les affronter sur leurs propres terrains, c'est-à-dire, sur l'arène des idées, de la pensée et des contres-arguments. Montrez-moi une seule idée, une seule conviction que la geôle a fait changer à ces hôtes. Le cachot ne fait que fermenter le sentiment de haine envers ses geôliers.
En s’occupant de la chose publique, nos responsables, nos politiques ont choisi de faire partie du domaine public, c’est le revers de la médaille. S'ils ne sont pas critiqués en poste, ils le seront après le poste ou à titre posthume, à eux de choisir ! Ils doivent donc faire preuve de plus de patience de tolérance aux taquineries de la presse, qui comme partout ailleurs, s’excite et s'alimente des réactions. Néanmoins, la presse est tenue tout de même, d’observer un minimum de retenue, de recul, de prudence et de beaucoup de moralité, s’agissant la vie privée de tous les citoyens, sans exception, qu’ils soient responsables ou non. En effet, et avant qu’elle ne soit légale ou juridique, la limite de la liberté d’expression est plus particulièrement d’ordre moral et éthique.
Profitant de cette tribune, je lance un appel du cœur au président de la République, afin qu'il prononce une amnistie présidentielle générale en faveur de tous les détenus (es) dans ce pays, qu'ils soient journalistes ou d'opinion politique afin de consolider la paix avec la plume et l'esprit comme il l'a fait avec le kalachnikov et la "mahchoucha". La concorde civile n'en sera qu'honorée.
" Profitant de cette tribune, je lance un appel du cœur au président de la République, afin qu'il prononce une amnistie présidentielle générale en faveur de tous les détenus (es) dans ce pays, qu'ils soient journalistes ou d'opinion politique afin de consolider la paix avec la plume et l'esprit comme il l'a fait avec le kalachnikov et la "mahchoucha". La concorde civile n'en sera qu'honorée ".
La presse est un véritable contre-pouvoir, elle s’oppose à la tyrannie, l’arbitraire et à l’injustice des institutions des États et leur abus de pouvoir. Surtout, lorsque celles-ci sont défaillantes, qu’elles n’arrivent plus à accomplir convenablement leur mission conformément à l’institution, ou qu’elles se trouvent paralysées par une gestion dangereusement verticale, qui cherche coût que coût à cacher la vérité à l’opinion publique et persiste à contrôler le flux d’informations qui lui est destiné.
Cette obsession pathologique de vouloir gérer, contrôler ou même, interférer dans le fonctionnement de la presse, via des avantages alléchants, octroyés par-ci par-là ou usant du chantage judiciaire, policier, économique ou même via des contraintes exercées par des groupes de pression qui possèdent de longs bras dans les rouages des États et des langues achetées qui parlent à leur place, défendent leurs positions et leurs intérêts.
Partout ailleurs dans le monde, la presse se trouve tourmentée, diabolisée, persécutée et finalement achevée et à travers elle, la vérité, elle-même est jetée aux cachots des oubliettes de leurs forteresses, bâties sur l’injustice, le banditisme sécuritaire, le tout judiciaire, au grand bonheur de "madame tyrannie", devenue artiste à faire passer le blanc pour noir et la vie des hommes pour dérisoire.
Dans cette guerre insensée, imposée par l’injustice, le cafouillage médiatique, orchestrée par "madame tyrannie", la presse semble s’inscrire dans un temps qui n’est plus le sien, une ère qui affiche une peur terrible à l’endroit de l’information, un monde qui, de plus en plus, réfute curieusement toute netteté et clarté dans la gestion de la chose publique.
Des temples de la presse écrite et des médias en général, ont tout bonnement été démantelés et liquidés, justes pour avoir osé toucher à " l’intouchable " et à des thèmes "proscrits" par leur États ou des lobbys internationaux.
Malheureusement, ceci ne semble pas être l’apanage que des régimes arabes. Certains pays occidentaux, de la rive nord méditerranéenne notamment, qui eux aussi, semblent craindre des choses et dans la gestion interne de leur pays et dans le rapport "flou" qu'ils entretiennent avec cette partie du monde, en matière de chantage, d’hégémonie ou de complicité flagrante dans des crimes économiques, humanitaires et/ou politiques dont nous sommes souvent victimes.
Chez nous, la floraison de la presse écrite au sein du paysage médiatique national en 1988 notamment a été bénéfique pour le pays et son image. Alors que les années 90 furent malheureusement et sans l'ombre de doute, des années de deuil pour la presse algérienne, où une centaine de journalistes ont été lâchement assassinés par les mains répugnantes du terrorisme, sans oublier les disparus.
Quantitativement, l'abondance de la presse écrite bilingue chez nous, peut être interprétée comme un indicateur de démocratisation du pays, du moins en comparaison à ceux de notre catégorie. Seulement, on ne trouve aucune répercussion ou un quelconque effet de ce que celle-ci écrit sur la gouvernance dans notre pays. Ailleurs, la presse, fait démissionner des responsables, oblige des politiciens à se retirer du champ public, ici "Nada", rien, la politique de " tu peux toujours gueuler " est de mise. Avant on se faisait tuer pour avoir osé parler, maintenant, tu peux toujours gueuler, jusqu'à ce que mort s'ensuive et si tu ouvre la gueule au-delà du proscrit, tu seras jugé et emprisonné !
La presse algérienne, qu'elle soit partisane ou neutre et plus que toute l'opposition politique réunie, depuis sa création à ce jour ; a payé et de trop, le prix de sa liberté d'expression et même celle de la démocratisation des esprits dans ce pays. Par sa lutte et ses sacrifices, la presse nationale a contribué à élargir le cercle des acquis démocratiques en Algérien à des limites impensables, au point de se retrouver, hélas, confrontée à des menaces singulières, d’une part, le terrorisme, son ennemi naturel de toujours ; de l'autre le pouvoir judiciaire censé la protéger, mais qui curieusement, l'a placé sur sa ligne de mire et la verrouillé comme cible potentielle, pour reprendre le langage militaire. Cette justice qui parfois trouve une facilitée déconcertante à s’immiscer dans la chose médiatique. la liberté d'expression se trouve donc, comme prise entre deux tirs croisés.
Malgré tous les sacrifices, le lourd tribut payé à la liberté d'expression, pierre angulaire de toute démocratie qui se respecte, et en dépit des acquis importants réalisés en matière de liberté d'expression chez nous ; la plume, l'expression, souffrent encore dans mon pays.
Un antécédent se trouve près de chez nous. L'Espagne post-transition celle des années 80/90, opérait exactement de la sorte elle en était le précurseur. Et comme la nature a horreur du vide, une tyrannie doit remplacer une autre, où le tout militaire fut remplacé graduellement par un judiciaire farouche ; aux yeux d'un peuple espagnol qui ne cessait de réclamer la justice et l’équité, mais sans doute pas en cette forme tyrannique. Cette justice qui s'est octroyée même des compétences universelles.
Dans ce processus inlassable dans sa lutte en vue d'élargir le champ des libertés d'expression, notre presse nationale mit sa vie et sa liberté en offrande sur l'autel de la sainte liberté.
Je trouve que ceci, est une grande faiblesse de notre système médiatique national, tous supports confondus. En effet, l’implication systématique de l'exécutif et judiciaire dans le monde de la presse et des médias est une chose condamnable et immorale. Cette justice qui avait condamné de 2002 à 2009 à plus de 250 journalistes et correspondants de presse, c'est inadmissible ! Heureusement, l’amnistie présidentielle, en faveur de ces derniers, venait sauver l’image de notre pays, gênée devant les instances internationales. La presse et les médias en général doivent néanmoins s'auto modérer, l'organe de régulation les rappelle à l'ordre en cas de déviation et la fermeture ne devrait être que judiciaire, prononcée par une instance spécialisée, quitte à la créer.
Bien entendu, le rôle de la presse et des médias en général, n'est pas d'insulter, de dénigrer,de diffamer ou de menacer. Elles doivent rapporter l'information avérée, commenter l’événement, analyser les faits et laisser le citoyen tirer lui-même les conclusions sans le conditionner. Toute autre approche autre que celles-ci l'expose à bien de périls.
S'ils devraient y avoir d'autres sujets "médiatement proscrits" en Algérie, autres que ceux qui sont liés aux invariants et aux symboles de la nation. Ils doivent impérativement faire l'objet d'un consensus de l’ensemble de la profession, de tout le spectre politique, mais aussi, de la société elle-même, c'est-à-dire, inscrits explicitement ou implicitement dans une sorte de charte d'honneur.
Mes pensées sincères vont donc, à l’adresse de tous les journalistes emprisonnés, jugés ou non et aux médias qui se sont retrouvés dans l’embarras, pour des contenus, des émissions satiriques ou des critiques, comme c'est le cas de la chaîne Al-Atlas TV, Al-Watan TV et tous à ces journalistes injustement privés de leur liberté, juste pour avoir osé prononcer "ce maudit" proscrit dans ce pays, par rapport à leur couleur politique ou pour avoir pris position à côté du faible et du plus démuni.
La plus grande faiblesse que puisse exhiber un État puisse face au monde extérieur est son hypersensibilité médiatique, qui le pousse à s'en prendre aux gens de la plume et de la parole libre pour les museler, au lieu de les affronter sur leurs propres terrains, c'est-à-dire, sur l'arène des idées, de la pensée et des contres-arguments. Montrez-moi une seule idée, une seule conviction que la geôle a fait changer à ces hôtes. Le cachot ne fait que fermenter le sentiment de haine envers ses geôliers.
En s’occupant de la chose publique, nos responsables et nos politiques ont choisi en fait de faire partie du domaine public, c’est le revers de la médaille. S'ils ne sont pas critiqués en poste, ils le seront après le poste ou à titre posthume, à eux de choisir ! Ils doivent donc faire preuve de plus de patience de tolérance aux taquineries de la presse, qui comme partout ailleurs, s’excite et s'alimente des réactions. Néanmoins, la presse est tenue tout de même, d’observer un minimum de retenue, de recul, de prudence et de beaucoup de moralité, s’agissant la vie privée de tous les citoyens, sans exception, qu’ils soient responsables ou non. En effet, et avant qu’elle ne soit légale ou juridique, la limite de la liberté d’expression est plus particulièrement d’ordre moral et éthique.
Profitant de cette tribune, je lance un appel du cœur au président de la République, afin qu'il prononce une amnistie présidentielle générale en faveur de tous les détenus (es) dans ce pays, qu'ils soient journalistes ou d'opinion politique afin de consolider la paix avec la plume et l'esprit comme il l'a fait avec le kalachnikov et la "mahchoucha". La concorde civile n'en sera qu'honorée.